
Bonjour.
Rendez-vous dans le sud du Finistère (29), sur la route qui nous mène au bout de cette terre sacrée de Bretagne, bienvenue à tous en Penn Sardin !
Venez, allons faire un saut au cœur de la nuit des temps, là où les souvenirs ne sont plus, où tout ce qui nous reste se matérialise seulement sous forme de Pierres parfois dressées, parfois mises à mal, mais toujours là des millénaires plus tard.
Dans ce terroir de Penn Sardin, nous y trouvons un véritable joyau mégalithique, une référence absolue du territoire breton, et pas des moindres, puisque son architecture est tout ce qu’il y a de plus rare dans le domaine.

Cette architecture spécifique, dite « arc-boutée », semble se concentrer tout particulièrement sur l’ensemble du sud du Finistère, c’est la déduction personnelle que j’en tire pour le moment par rapport aux monuments que j’ai visité en Bretagne.
À la découverte d’un tel édifice, il y a de quoi être très surpris, tant la construction est aux antipodes de ce que nous avons l’habitude de voir, l’Allée Couverte se présente tel un squelette du jurassique !
Le monument est d’une beauté sans pareille, l’ensemble est fait de telle sorte qu’aucune dalle de couverture en constitue un recouvrement horizontal.

Le couloir est en fait une succession de dalles reposant les unes contre les autres par le sommet, vous avez donc une Allée triangulaire si je puis dire, c’est fascinant !
C’était la première fois pour moi que je découvrais ce type spécifique, voir local, de monument mégalithique à couloir.
Un colosse de plus de 10 mètres de longueur, dont les éléments dégagent une INCROYABLE aura, les Pierres semblent vraiment avoir quelque chose à dire, c’est très intriguant comme impression, l’une des plus intenses dont j’ai fait l’expérience.
Le monument se trouve dans une belle zone plantée de magnifiques chênes, accentuant encore davantage son caractère sacré et ancestral, donc, avis aux passionnés.
Le silence s’impose de lui-même ici, j’ai eu la chance d’évoluer comme je le souhaitais, jusqu’à ce qu’un petit groupe de personnes arrive, ce qui aurait largement entravé mon imprégnation des lieux si je n’avais pas été seul jusqu’à cet instant, j’en ai inconsciemment remercié l’univers.

J’ai photographié ce qui m’a semblé être des gravures, mais le temps faisant inexorablement son travail, elles sont devenues difficiles à interpréter.
Je précise que l’Allée Couverte est encore composée d’une bonne partie de son péristalithe, inclus dans ce qu’il reste de son Tumulus.
L’extrémité du monument se voit clôturé par une petite cellule terminale, une cella.
L’ensemble est parfaitement conservée, au vu des millénaires passés, c’est une chance inouïe si l’on considère son incroyable prestance !
Entrer à l’intérieur est indescriptible, le saut aux temps ancestraux est assuré, vous n’en ressortirez pas le même, pour sûr.

Un petit parking vous accueillera non loin, accès immédiat.
Voici…
Nom : Allée Couverte de Lesconil, à Poullan-sur-Mer (29100).
A noter que l’on retrouve ce genre de construction en arc vouté a l’allée de Loc’h ar pont (ou coat menez Gwen) a Melven.
Cette dernière malgré sa forme triangulaire supporte quand même trois énormes dalles de couverture qui ne servent pas à grand chose..
On a pensé que ce type construction en se passant de dalles horizontales était plus récente mais l’allée de Melven conbine les deux modes de construction..?
Effectivement, puis la datation est parfois tellement approximative !
Il faut bien comprendre que les dalles de recouvrement de l’allée couverte de Coat Menez Guen, ont forcément leur fonction, les bâtisseurs n’ayant pas le loisir de s’exercer à une quelconque dépense inutile d’énergie.