
Bonjour,
Au fil de l’exploration Ornaise (61), en Basse-Normandie, c’est l’occasion pour nous de découvrir un autre joyau ancestral, isolé au cœur de la campagne, dans un pré.
Je ne peux m’empêcher de souligner la beauté et la singularité des monuments mégalithiques Normands, ils ont ce côté si particulier, propre à ce que propose cette terre si mystérieuse !
Il va de soi que le mégalithisme n’avait pas de frontières, mais que chaque région avait déjà quelque chose de distinctif à apporter, l’on dit que tout territoire a ses propres âmes, esprits !

Aujourd’hui, c’est au centre-sud de l’Orne que nous irons, non loin du Parc Naturel Régional et Géoparc Normandie-Maine, vous l’aurez compris, à quelques kilomètres de la Mayenne (53) et de la Sarthe (72), plus précisément au nord d’Alençon.
Là où se situe le Menhir que nous allons voir ensemble, la nature y est maîtresse des lieux.
Forêt Domaniale d’Écouves, champs, prés, nous n’y trouverons pas d’urbanisme, une chance pour nous.

Ce Menhir, qui ne mesure pas moins de 2,50 mètres de hauteur, est fascinant, l’on remarque immédiatement qu’il possède des faces aux arrêtes bien tranchées, sa partie sommitale se terminant subtilement en un décroché pointu, remarquable !

Seul, il observe depuis des millénaires l’évolution de la nature, la précession des équinoxes, les faits et gestes de l’homme mortel, toute sa sagesse résidant dans son caractère pourrait-on dire éternel, inaltérable !
Je me suis permis un temps d’imprégnation, assis, le dos contre la face sud du Menhir qui regarde l’entièreté de la Gaule, un grand moment d’échange entre les ancêtres et moi.

Oui, je sais, l’appellation « Gaule », nous vient de Jules César, mais c’est en qualité d’entité inaliénable que je parle, la Gaule toujours fut, jamais ne s’est éteinte, jamais ne mourra !
Voici…et vive la Normandie ancestrale.
Nom : Menhir dit la Pierre de la Tremblaie, à Le Cercueil (61500).