
Bonjour,
Continuons de scruter ce petit bout de terre situé à l’extrémité ouest du Nord-Finistère, je veux parler de la presqu’île de Kermorvan à Le Conquet.
Poursuivons notre recherche de ces petits monuments dont on ne parle pratiquement jamais, si peu que les publications à leur sujet sont quasi inexistantes, c’est un peu pour ça que je suis là pour en parler.
Leur importance réside dans le fait que ce sont avant tout des coffres funéraires, dont le plus connu d’entre eux est l’Hotié de Viviane, à Paimpont, en Ille-et-Vilaine.
Ce que j’aime dans le mégalithisme, c’est que les monuments répondent à tout un tas d’exactitudes mathématiques, géométriques, géobiologiques, astronomiques et ésotériques, c’est pour cela qu’il ne faut pas seulement y voir une passion d’illuminés un peu glauque pour des monuments où étaient déposés les défunts, ça va bien au-delà, et heureusement pour nous.
Donc, retrouvons-nous sur la presqu’île de Kermorvan, après y avoir vu les deux premiers coffres néolithiques, continuons de découvrir la suite.

À proximité immédiate du coffre B, se succèdent pas moins de 5 coffres incrustés dans la paroi de la falaise, que nous nommerons « C à G », puis comme tous les coffres de ce bout de terre de Kermorvan, ils sont au bord, il ne leur en faudrait pas beaucoup pour tomber et disparaître définitivement, je trouve cette caractéristique commune assez curieuse, puisque les coffres auraient très bien pu être implantés au beau milieu du terrain, sans risque de chute… intéressant donc !
Pour avoir un visuel sur ces 5 coffres « C à G » qui sont côte à côte, rendez-vous à côté du coffre « B ».

À partir de là, ça pourra être très dangereux, puisqu’il vous faudra parfois vous pencher un maximum pour pouvoir les photographier, ce qui est peu être handicapant pour les moins agiles ou ceux qui sont soumis au vertige, pour cela j’ai fait la chose pour vous.
Ce que nous avons là est exceptionnel, une succession de coffres néolithiques, encore existants, alors qu’ils sont soumis à une très forte érosion depuis des siècles et des siècles, pour ne pas dire des millénaires.

Nous aurons la chance de voir toutes sortes d’éléments, des dalles, des supports et des pierres sèches qui constituaient les murets des coffres, c’est très émouvant de poser le regard dessus, rien de plus intime qu’un monument ayant accueilli un ancêtre défunt, respect.
Sur cette presqu’île de Kermorvan, en prenant bien votre temps, vous aurez largement de quoi passer une journée complète, remplie de découvertes ancestrales, qui sont pour moi à couper le souffle à chaque fois, même pour celles qui paraissent insignifiantes.
L’occupation de la presqu’île est incroyable, toute sa surface fut exploitée, et j’ai comme l’impression qu’elle était exclusivement réservée au culte de la mort, ou plutôt de la nouvelle vie après le trépas, ce sont ses monuments qui me le suggèrent, ici pas d’habitat, la presqu’île fut pleinement sacralisée pour procéder à divers cultes et rituels, ceci est ma conviction, au vu de la configuration des édifices la recouvrant.

Quand vous entrerez sur cette terre, rappelez-vous qu’elle fut sacrée pour nos ancêtres durant probablement des milliers d’années.
Voici…
Nom : Coffres de la presqu’île de Kermorvan « C à G », à Le Conquet (29217).